AFD | Le fonds Minka ’Paix et résilience"

Le fonds Minka est le nouvel instrument de lutte contre les situations de crise de l’AFD.

Financé par la Taxe sur les transactions financières (TTF), Minka symbolise notre engagement renforcé dans les contextes les plus difficiles, en soutien à la paix et à la résilience.

Minka, c’est 100 millions d’euros par an destinés à financer des interventions au Sahel, au Moyen-Orient, en République centrafricaine et dans les pays du pourtour du lac Tchad.

Les crises politiques, sociales, économiques et écologiques, sont de plus en plus liées. Rarement cantonnées à un pays, elles affectent des régions entières (Sahel, lac Tchad, Moyen-Orient…) et menacent les acquis souvent fragiles en matière de développement. En réponse, l’AFD renouvelle son approche dans ces territoires fragiles avec la volonté d’intervenir à l’échelle d’un bassin en crise, sur le long terme et en considérant toutes les dimensions de la reconstruction et du développement.

En novembre 2016, le Comité interministériel de coopération internationale et de développement (CICID) valide la création d’une facilité pour atténuer les vulnérabilités et répondre aux crises : le fonds Minka, mis en œuvre par l’AFD. Lancé en mars 2017, il regroupe quatre initiatives régionales :

  • Tiwara pour les pays sahéliens plongés dans des crises prolongées et des contextes sécuritaires dégradés : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.
  • Sawa au Moyen-Orient pour les pays affectés par les crises syrienne et irakienne : Liban, Jordanie, Turquie, Syrie et Irak.
  • Ga Songo pour le relèvement de la République centrafricaine.
  • Kouri pour les pays touchés par la crise générée par Boko Haram : Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad.

Pour agir plus efficacement face à ces crises, le montant alloué au fonds a été doublé et atteindra 200 millions par an dès 2019.

Quatre critères d’éligibilité
  • le degré d’exposition de la région à un choc majeur (endogène ou exogène) ;
  • la capacité du pays ou de la société à y faire face ;
  • le degré de propagation possible des tensions ou du choc, au niveau régional voire international ;
  • l’avantage comparatif de la France et de l’AFD dans la réponse à ce choc.
Des financements
  • en subvention ou en accompagnement de prêts ;
  • en faveur des institutions nationales et locales, des ONG, des acteurs privés... ;
  • alloués directement ou par l’intermédiaire de fonds multi-bailleurs.
Des actions conçues
  • à l’échelle d’un bassin de fragilités ou de crises (multi-pays) ;
  • sur le long terme (engagements financiers pluriannuels) ;
  • en partenariat avec les acteurs locaux et internationaux ;
  • pour apporter des réponses adaptées à chaque contexte et générer des effets de levier.


En savoir plus sur : Site internet de l’AFD